Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Affaire Iacono - Le livre
  • Affaire Iacono - Le livre
  • : Christian Iacono, ex-maire de Vence, a été condamné, en avril 2009, à 9 ans de réclusion pour le viol de son petit-fils. Il a fait appel de cette décision de la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Journaliste à Nice-Matin, Gérard Porcheron raconte son enquête menée en 2003-2004. Il rend compte du procès et de l'appel dans ses livres: Affaire Iacono - Non Papy, je n'ai pas menti. et La douleur ça ne se rêve pas.
  • Contact

Recherche

4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 11:31

 

Oui, oui, cet article est posté de chez l'auteur. Pour autant, il n'est pas écrit par lui. Il est le double du commentaire qu'un téléspectateur vençois a adressé à Télérama après l'émission de France 2.

Cette personne qui souhaite rester anonyme, on peut la comprendre, m'a fait parvenir  le texte ci-après. Je le publie avec son accord.

Gérard Porcheron

 

Le livre "Affaire Iacono, la douleur ça ne se rêve pas" est désormais en vente sur le site Lulu.com

Pour l'acheter, cliquez sur le lien suivant: 

 

http://www.lulu.com/browse/search.php?fListingClass=0&fSearch=affaire+iacono

 

 

 

 

Double imposture

 

La première, c’est le sujet de « Histoires en série », l’émission de Béatrice Schönberg programmée mardi soir 27 septembre à 20h 35 sur la chaîne publique France 2 et consacrée aux menteurs, aux imposteurs, aux escrocs. Ça avait bien, très bien commencé même, avec un premier sujet sur l’imposture de l’enfant-loup, traité avec tout le sérieux que requiert le journalisme d’investigation.

La seconde, c’est l’ahurissant dérapage de l’émission vers la propagande quand la réalisatrice aborde l’affaire « Christian Iacono », l’ancien maire de Vence accusé de viol par son petit-fils Gabriel.

Gabriel a menti. Certes.

Mais à quel moment ?

Lorsque, enfant, il a décrit le viol et la douleur ?

Ou lorsque, adolescent, détruit, abandonné de son amie à l’issue du procès en appel, en conflit avec son père, il est soudainement recueilli par la fille de Christian Iacono, avec qui il n’avait plus de relations depuis des années ?

Bien imprudent celui qui prétend  savoir la vérité sur cette affaire épineuse, alors même que la justice s’est prononcée deux fois pour la culpabilité de Christian Iacono et que le troisième procès, en cassation, n’a pas encore eu lieu…

Bien imprudente, Béatrice Schönberg… Une imprudence suspecte, qui flirte parfois avec la malhonnêteté intellectuelle.

En téléspectateur juste moyen, on compatit avec le grand-père, dont « la vie a été brisée ».

Mais, toujours en téléspectateur moyen, on s’étonne quand même que la parole n’ait pas été donnée aux contradicteurs, notamment à Philippe Iacono, le père de Gabriel, très clairement accusé entre les lignes d’avoir été à l’origine de toute l’affaire… Ni au journaliste Gérard Porcheron, auteur de deux livres très documentés sur le sujet, qui a suivi tous les débats lors des deux premiers procès.

On s’étonne de voir les rapports d’experts médicaux concernant le viol, balayés par le revirement de Gabriel, sans autre forme d’explication.

On s’étonne que le reportage zappe les premières déclarations de Gabriel dans la presse, lors de son spectaculaire et très médiatique revirement, alors qu’il disait avoir bien été violé sans savoir par qui…

Autant de questions qu’un journaliste d’investigation juste moyen aurait pu aussi, comme le téléspectateur moyen que je suis, songer à poser…

Non ?

Mais peut-être que les questions, finalement, ça gêne trop de gens. Peut-être qu’on devrait arrêter d’en poser.

D’autant que ça évite les ennuis. Ce n’est pas Gérard Porcheron qui me contredira, lui qui, depuis la parution de ses livres, est l’objet, via son blog, de menaces permanentes.

 

Un téléspectateur juste moyen

qui souhaite,

tout le monde le comprendra,

rester anonyme.

Repost 0
Published by L'auteur
commenter cet article
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 16:53

Suite des extraits du livre "La douleur, ça ne se rêve pas".

On est en page 52, Gabriel s'exprime (voir aussi les articles publiés les 10 et 15 juin) : " Si j'ai accepté le principe de la confrontation et des contre-expertises, c'était pour montrer que je ne mentais pas. J'ai toujours voulu que la vérité soit dite. Je veux la présence des journalistes à ce procès parce que je veux que les gens sachent que je dis vrai. Je veux que ce soit moi qu'on croit. Pas le manipulateur. Pas le politicien. Je veux être reconnu comme victime. Tout ce qu'il y a autour ne m'intéresse pas. Je ne suis ni manipulé ni sous emprise sectaire. Ce que je dénonce, c'est du vécu, de la douleur et de la haine. Tout le reste, je passe au-dessus. Et c'est vrai, mon regard ne croise pas celui de mon grand-père. Tout simplement parce que je ne regarde pas quelqu'un qui ne me respecte pas. Le jour où il avouera, peut-être. Pas tant qu'il mentira. Tout ce qu'il dit est faux. Il le sait très bien. Il sait très bien qu'on faisait la sieste avant qu'il parte en mairie. Il sait très bien qu'il y avait des attouchements à ce moment-là..."
La déposition se poursuit.
Maître Sandrine Reboul interroge Gabriel : "Comment étaient les relations avec ton papa et ta maman? Très dures, comme on le dit? Avec des brimades?
- J'ai eu une éducation normale. Avec des défauts et des qualités. J'ai reçu de l'amour. Mais, à cause de son travail, mon père était souvent absent.
- Il était violent? D'une sévérité extrême? Il te rabaissait?
- Non!
- Ton père a-t-il essayé de te manipuler?
- Non!
- T'a-t-on demandé d'inventer des histoires?
- Non!
- Y a-t-il eu une éducation violente?
- Non. La seule chose c'est qu'avec mon grand-père, j'avais tous les droits. Ca, mes parents ne l'acceptaient pas!...

La parole à l'avocat général, Roland Mahy.
" En quoi votre grand-père pouvait-il être un dieu? Vous avez employé ce terme à deux reprises dans votre relativement courte déposition. Qu'est-ce qui vous fascinait chez lui? Son écharpe bleu, blanc, rouge? "
- Oui. Et tout le monde le connaissait. Il me faisait entrer partout.
- Cet homme exerçait une autorité naturelle conférée par son statut. Vous arrive-t-il, aujourd'hui, de penser qu'il ait pu déraper? Ne pas accepter la contradiction de votre père. Il était habitué à donner des ordres. A les voir exécutés. Il y avait un hiatus avec votre papa qui lui résistait. N'était-ce pas de nature à provoquer chez lui des colères irrationnelles?
- Peut-être mais nous sommes tous colériques dans la famille.
- Vous évoquez des caresses malvenues, des attouchements inapropriés, vous dites avoir partagé son lit, vous confirmez que ces actes n'ont pas été systématiques. Vous ne voyiez donc pas d'incompatibilité à vous coucher près de lui?
- Non!
- Comment se manifestait sa tendresse? Il vous câlinait? Il vous prenait dans ses bras?
- Je lui sautais dessus. Il m'embrassait. Il m'offrait un réglisse dans l'avion. Il y avait aussi un aspect financier. J'avais des cadeaux. Il ne se passait pas une journée sans que j'aie quelque chose à déballer.
- Aviez-vous conscience qu'on pouvait acheter votre affection?
A cette époque-là, non. Aujourd'hui, oui! C'est pour ça que je me sens sale. Cette générosité excessive, débordante, je l'analyse maintenant comme une manière de m'acheter...
Le président relaie une question d'un juré : " Votre grand-mère maternelle n'a jamais essayé de comprendre? "
- Pour elle, je suis " l'enfant ". Pas son petit-fils. Je n'accepte pas le manque d'égard qu'elle a eu envers moi. Elle a essayé de m'agresser lors du précédent procès. Elle pourrait revenir vers moi maintenant, je ne lui prêterais aucune attention...
- Selon vous a-t-elle pu s'apercevoir de quelque chose?
- Je pense qu'elle peut être au courant, en effet.

 

 

Le livre "Affaire Iacono, la douleur ça ne se rêve pas" est désormais en vente sur le site Lulu.com

Pour l'acheter, cliquez sur le lien suivant: 

 

http://www.lulu.com/browse/search.php?fListingClass=0&fSearch=affaire+iacono

Repost 0
Published by L'auteur
commenter cet article
29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 11:57

Finalement, je ne ferai qu'un bref commentaire sur la " mascarade de mardi soir ". Ou plutôt je poserai une question. Comment est-ce possible qu'on conçoive un tel reportage unidirectionnel, sans aucune place pour le doute et encore moins pour la contradiction? Réponse possible : Pour vendre un sujet sur le mensonge?
Peut-être? Peut-être pas. Peut-être pas uniquement?
Dire que certains me décrivent partisans. Que d'autres me reprochent de ne passe avoir travaillé le sujet. Et que d'autres encore se targuent de pouvoir me donner des leçons de déontologie.
Déontologie? Connaît-on le sens de ce mot et les obligations qui en découlent dans l'équipe de France 2 à l'origine du sujet, voire à la tête de la rédaction de la chaîne publique?
Vraiment, je préfère m'appeler Gérard Porcheron que Béatrice Schönberg.
A très bientôt pour un nouvel article reprenant un extrait de "La douleur, ça ne se rêve pas?"

 

 

Le livre "Affaire Iacono, la douleur ça ne se rêve pas" est désormais en vente sur le site Lulu.com

Pour l'acheter, cliquez sur le lien suivant: 

 

http://www.lulu.com/browse/search.php?fListingClass=0&fSearch=affaire+iacono

 

Repost 0
Published by L'auteur
commenter cet article
28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 11:40

Je ne m'étais pas trompé. Ce blog a enregistré, hier, la plus forte fréquentation de son histoire. Plus qu'en février au moment du procès en appel. Plus qu'en mai au moment des rétractations de l'accusateur.

C'est dire si les gens ont besoin de comparaison. Je ne peux que les encourager à lire mes ouvrages.

Ils mesureront la différence entre ce qui a été dit hier sur France 2 et ce qui l'a été devant trois cours d'assises.

Je reviens rapidement donner mon sentiment sur la mascarade d'hier soir. Car j'ai des choses à dire. Beaucoup même.

C'est pour les connaître que vous avez été aussi nombreux à vous connecter sur le blog.

Malheureusement, le temps me manque.

A très bientôt.

 

 

 

Le livre "Affaire Iacono, la douleur ça ne se rêve pas" est désormais en vente sur le site Lulu.com

Pour l'acheter, cliquez sur le lien suivant: 

 

http://www.lulu.com/browse/search.php?fListingClass=0&fSearch=affaire+iacono

 

 

Repost 0
Published by L'auteur
commenter cet article
27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 13:50

Je prévois une forte hausse de la fréquentation de ce blog entre aujourd'hui et demain.

Je vous en reparlerai.

Repost 0
Published by L'auteur
commenter cet article
25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 10:25

La fréquentation de ce blog ne se dément pas. Voici donc un nouvel article. Il s'agit encore d'un extrait de " La douleur, ça ne se rêve pas ". Morceaux choisis de la déposition, à Aix, de Maryse Peyrano, capitaine de police judiciaire à Nice. Nous sommes entre les pages 38 et 48 de l'ouvrage.

" Le 6 juillet 2000, nous avons été saisis d'une enquête initialement confiée à la brigade des mineurs de Reims. Gabriel Iacono dénonçait des faits de viol et les imputait à son grand-père. Cet enfant avait eu un comportement très perturbé depuis le mois de janvier de la même année. Il avait commencé par faire des révélations confuses qui n'avaient pas été prises en compte. Il s'était mis un couteau sur la gorge en criant : " On ne m'aime pas ! " Conformément à la décision de justice de 1997, il avait passé les vacances de février avec ses grands-parents maternels dans les Alpes-Maritimes à la station de ski d'Auron. Au retour, il s'était montré très perturbé. Lors d'une visite de ses grands-parents maternels, il avait insisté pur que sa mamy regarde une cassette filmée pendant les vacances à la neige. Et il avait eu ce commentaire : " Tu ne vois pas qu'on ne voit que mon corps. On dirait que je n'ai pas de tête."
" Par la suite, Gabriel avait commencé à s'épancher. Il avait dit vouloir aller à Vence "pour surveiler papy". Enfin, il avait évoqué les faits : " Papy m'a touché le zizi, il a pris mon zizi pour une sucette. Il m'a soufflé dans les fesses. Puis, il a mis son zizi dans mes fesses. Une fois à moitié et une fois complètement et j'ai saigné. Papy m'a soigné et le lendemain, il m'a demandé si j'avais encore mal. J'ai dit non. Mais j'avais eu mal en allant aux toilettes. "
" En entendant ces déclarations, Elisabeth Siogli avait été complètement déstabilisée. Elle en avait parlé à son  ex-époux. Il avait appelé le 119, numéro de l'enfance maltraitée. Direction, l'hôpital américain de Reims. Rencontre avec le Docteur Dulière qui relève des traces révélatrices de sévices sexuels à type de sodomie. Rencontre aussi avec le Docteur Jouhot, psychologue qui dit : " L'enfant déposait un fardeau. J'avais l'impression qu'il revivait ce qu'il racontait. "

Plus loin...

" Les parents de Gabriel ont été entendus. J'ai reçu Rose-mary Bennett, la grand-mère maternelle de l'enfant. Elle s'en voulait de ne pas avoir perçu les signaux d'alerte de son petit-fils. Elle revisualisait cette cassette qu'il voulait tant lui montrer. Elle m'a rapporté ce que lui avait dit Gabriel en se frappant la poitrine, en criant " son mal à l'intérieur " : " J'étais son serviteur. J'avais essayé de parler à mamy Jeanine mais papy Christian qui était dans son bureau m'avait appelé pour m'en empêcher. " Et Gabriel avait ajouté : " Je n'ai plus de papy Christian. Il faut dire Christian Iacono. "
" Plus tard, l'enfant a expliqué qu'il n'avait pas parlé avant par peur. Il a dit avoir, ensuite, compris qu'il s'agissait de choses graves, interdites. Compris que son grand-père devait être puni.
" Pour Gérard Siogli, l'époux de Madame Bennett, quelque chose n'allait pas. C'était manifeste. Son petit-fils s'enfermait dans sa chambre. Il piquait des crises. "Je n'ai pas voulu poser de questions, mais j'ai vu son épanouissement après la délivrance des révélations. " Monsieur Siogli a évoqué l'altercation survenue le dimanche 12 juillet 1998. A cette occasion, Christian Iacono lui avait révélé un visage qu'il ne lui connaissait pas. Il l'avait traité de lavette. Lui avait reproché de manquer de cran pour suivre, comme ça, à la lettre les consignes que lui donnaient les parents de Gabriel. Pour lui, le conflit avait pris forme bien avant la naissance de l'enfant. " Nous n'étions, disait-il, pas du même monde. Il avait traité notre fille de bonniche. Simplement parce qu'elle avait travaillé dans notre hôtel et parce qu'elle n'avait pas fait d'études. "
" Philippe Iacono, lui, a dit tout le stress de son adolescence. A cause d'un père qui voulait sans cesse imposer ses choix. Il s'est rappelé cet épisode où ils avaient, lui et son épouse enceinte, été jetés dehors. Tout simplement parce qu'il avait osé refuser de reprendre le cabinet de radiologie.
" Lors de notre déplacement à Reims, Elisabeth Siogli nous a parlé de la mise en cause du deuxième homme. Gabriel avait dit " qu'il lui avait mis le doigt dans les fesses". "

A suivre.

 

 

Le livre "Affaire Iacono, la douleur ça ne se rêve pas" est désormais en vente sur le site Lulu.com

Pour l'acheter, cliquez sur le lien suivant: 

 

http://www.lulu.com/browse/search.php?fListingClass=0&fSearch=affaire+iacono

Repost 0
Published by L'auteur
commenter cet article
7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 15:36

Comme annoncé, voici un nouvel article extrait du livre "La douleur ça ne se rêve pas". Il rassemble des passages du chapitre 6 intitulé "La forme mais pas le fond". Ce sont des phrases venues de la déposition à la barre du commandant Alain Brunache. Il était chef de groupe de la police judiciaire de Nice quand elle a été saisie par le parquet de Grasse en juilet 2000.

Nous sommes le mardi 15 février 2011 au deuxième jour du procès en appel de Christian Iacono.

Le commandant Brunache déclare : " J'ai pris connaissance du dossier. Il s'agissait d'une plainte consécutive à la déclaration d'un enfant pour des faits d'agressions sexuelles et de viols. J'ai relevé trois éléments : la constance dans la désignation du responsable des malheurs de la victime présumée auprès du psychologue, du médecin, des parents et des policiers; l'absence d'affabulation soulignée par les professionnels et enfin, la mise en évidence de deux cicatrices sur la marge anale décrites comme révélatrices de sodomie.

" L'enquête s'annonçait délicate. Par nature. Compte tenu de l'âge de l'enfant. Vu l'identité du mis en cause, le propre grand-père du plaignant, par ailleurs élu local.

" La stratégie de l'enquête a été simple et basique. Nous nous sommes transportés à la mairie de Vence le 10 juillet 2000. Nous avons expliqué les raisons de notre présence à Christian Iacono. Nous lui avons signifié sa garde à vue. Dans la foulée, nous avons effectué une perquisition à son domicile. Nous avons saisi des éléments d'ambiance. Un dossier sur un relationnel conflictuel entre le mis en cause et son fils avec un volet judiciaire sur le droit de visite et d'hébergement de l'enfant réglé par la justice...

" Dans les locaux de la police judiciaire de Nice, la garde à vue a duré trente heures. Christian Iacono a été entendu quatre fois dont trois fois par moi. Dans ma synthèqse, j'ai noté l'absence d'aveu, le rejet de l'accusation, la mise en avant du contexte familial conflictuel, l'absence de crédit accordé aux propos de l'enfant décrit comme perturbé et manipulé.

" Le mis en cause imputait l'existence des cicatrices à des abcès ou des fissures de la marge anale. Cela s'est révélé inexcat dès vérification...

" L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Nice. Maryse Peirano a été chargée de la mener.

" Je me suis personnellement déplacé à Reims à la mi-septembre à la suite d'autres déclarations de l'enfant. Je l'ai entendu. J'ai entendu sa mère et Rodolphe Saintin, psychologue qui suivait Gabriel."

La parole au président.

" Quand vous l'entendez à Reims, l'enfant a fait de nouvelles déclarations. Il a réitéré la mise en cause de son grand-père et il a parlé d'un deuxième homme dont nous rappelons qu'il a bénéficié d'un acquittement en première instance.

- Gabriel a neuf ans et demi. Il est remuant. Pas facile à concentrer. Son audition a duré un peu plus d'une demi heure. Il a reparlé de son grand-père et du deuxième personnage, présent dans la salle de bains et auteur d'une pénétration digitale. Sa description nous a permis de l'identifier. L'enfant n'avait pas fait d'erreur sur ses tenues vestimentaires. Pas non plus sur la voiture. Il a donné un signalement précis de la maison où il disait avoir été conduit...

- Avez-vous eu l'impression d'une manipulation des parents?

- Non.

- Que savez-vous des Gédéons?

- Nous avons vérifié : ce mouvement n'est pas référencé comme sectaire.

Question de Maître Sandrine Reboul : Mme Oliver, hier, nous a décrit Philippe Iacono et Elisabeth Siogli  comme des parents perdus, désemparés. Il lui semblait impossible qu'ils aient pu fomenter un complot. Vous avez entendu la maman de Gabriel, pouvez-vous confirmer le point de vue de votre collègue?

- Je confirme cet état d'esprit. Je pense pouvoir dire que les parents de  l'enfant auraient préféré entendre autre chose. La preuve, ils ne croient pas aux premières révélations.

Question de Maître Stéphane Choukroun : " Dans le prolongement de ce que vient de vous demander ma consoeur, avez-vous eu le sentiment d'un enfant instrumentalisé dans le but de nuire à une tierce personne?"

- A aucun moment, je n'ai eu cette impression. L'enfant était spontané. Pas manipulé. Je lui ai posé des questions très simples... Il était en souffrance, excité, turbulent et très impacté.

" Vous annoncez deux choses à Christian Iacono, reprend Maître Stéphane Choukroun : Que son petit-fils dit avoir été victime violences sexuelles et qu'il le met en cause. Quelle est sa réaction?"

- Il se dit choqué d'apprendre ce qui est arrivé et choqué d'apprendre que le petit lui attribue la responsabilité des actes. Nous avons eu face à nous, un homme maître de lui, distant qui a fait preuve de peu d'empathie. Je l'ai dit en première instance. Je le maintiens aujourd'hui. Son affect a été peu affecté. Il n'a pas demandé où se trouvait l'enfant. N'a rien cherché à savoir de sa situation. Pour moi, sa réaction était inappropriée par rapport à la situation. Il était comme vous le voyez aujourd'hui, plus de dix ans après. Il avait les jambes croisées. Parfaitement étranger à la douleur de l'autre."

Observation de l'avocat général à l'attention de l'accusé : " On vous a vu, avec un demi-sourire dire que vous n'aviez pas manifesté d'inquiétude parce que vous saviez qu'il n'y avait pas eu viol. Pourquoi, alors, cette longue lettre écrite après votre incarcération et destinée au juge d'instruction? Pourquoi, alors, avoir essayé de trouver des explications aux sévices dont vous acceptez, à ce moment-là, le principe? Vous ne manifestez aucune réaction face aux atteintes dont l'enfant dit avoir été victime. Par contre, vous ne restez pas impassible face à votre mise en cause... "

 

 

Le livre "Affaire Iacono, la douleur ça ne se rêve pas" est désormais en vente sur le site Lulu.com

Pour l'acheter, cliquez sur le lien suivant: 

 

http://www.lulu.com/browse/search.php?fListingClass=0&fSearch=affaire+iacono

Repost 0
Published by L'auteur
commenter cet article
1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 17:04

Tout vient à point...

Désolé de n'avoir pas donné de nouvelles depuis longtemps. Et désolé aussi de n'avoir pas publié, plus tôt, les extraits du livre annoncés.

 

En voici un premier.

 

C'est la reprise partielle du cinquième chapitre de "La douleur, ça ne se rêve pas".

 

Le commandant de police honoraire Laure Oliver est à la barre.

L'enquêtrice raconte comment elle a recueilli, au début du mois de juillet 2000, la parole du petit Gabriel, alors âgé de neuf ans.

 

" J'ai demandé à l'enfant : " Pour quelles raison viens-tu me voir? " Il m'a répondu : " Pour parler de mon papy. " Et il a enchaîné : " C'est le papa de mon papa. Il habite Vence et il est maire. "

" Il a évoqué les faits. Il les situait à l'époque de la maternelle et du CP. Il a expliqué qu'il descendait chez ses grands-parents durant les grandes vacances avant le procès. Qu'il n'y allait qu'une semaine depuis. Il ne savait pas grand-chose du conflit. " Mes grands-parents disaient que mes parents étaient mauvais. Ils avaient écrit à ma maîtresse. "

" Je lui ai demandé ce qui s'était passé. Il m'a expliqué : " Papy a touché mon zizi. Il l'a léché comme une sucette. Il m'a caressé les fesses et m'a mis un doigt dedans. Il a aussi mis son zizi dans mes fesses. Une fois à moitié et une fois en entier. J'ai saigné. "

" Je lui ai demandé quand ça se passait. Il a dit : " Pendant la sieste. "

" Je lui ai demandé s'il avait fait la même chose à son papy. Il m'a répondu : " Papy m'a demandé de lui faire pareil. Je l'ai caressé et j'ai aussi mi un doigts dans ses fesses. "

" Et là, il m'a interrogée : " Moi aussi, je vais être coupable? "

 

Et plus loin dans le même chapitre...

 

" Son discours, reprend Maître Stéphane Choukroun, vous paraît-il être celui d'un enfant vivant dans une secte? Es-il mâché?"

-Non.

 

La parole à Maître Sandrine Reboul : "Christian Iacono évoque un réglement de comptes fomenté par son fils. Quand vous l'entendez, Philippe Iacono (NDLA pour qui ne connaît pas parfaitement les protagonistes : Philippe Iacono est le fils de l'accusé. Le père de l'enfant par deux fois reconnu victime) vous semble-t-il capable de jouer un jeu?"

- Non, il me semble sincère. J'ai du le réconforter. Il n'a pas évoqué quoi que ce soit qui puisse faire penser à un complot.

- Avez-vous pensé qu'il puisse être sous influence?

- Non, les deux parents étaient désemparés. Ils avaient appelé la cellule maltraitance de l'hôpital et n'étaient pas venus directement au commissariat. C'est très rare. Quoi que divorcés, ils ont su se retrouver pour faire front.

- Gabriel a-t-il pu être instrumentalisé?

- Non, je ne le pense pas. D'ailleurs, les précédentes alertes n'avaient pas été entendues. C'est assez fréquent. Les agressions d'enfants ont le plus souvent lieu dans le milieu intrafamilial. Et très souvent quand elles sont révélées, les parents ont d'abord le réflexe de ne pas y croire.

- Avez-vous eu l'impression que Philippe Iacono aurait souhaité une erreur de diagnostic?

- Il était désemparé. Il évoquait une grande complicité entre l'enfant et son grand-père. Il disait que son père avait montré plus de gentillesse et de tendresse à l'égard de Gabriel qu'il n'en avait jamais manifesté pour lui. Il ne l'assassinait pas.

- Peut-on commettre de tels actes en ayant de l'affection pour sa victime?

- Je pense que c'est possible, en effet.

Au président de conclure surle chapitre : " Les agressions d'enfants se déroulent, en effet, le plus souvent dans le milieu familial. Elles n'ont, pour autant, pas moins de conséquences. Et ne font pas moins de dégâts. "

La parole à Roland Mahy, avocat général : " Vous dites n'avoir pas eu l'impression que l'enfant surjouait. Pas l'impression non plus qu'il racontait quelque chose d'appris. Vous parlez de spontanéité. On a, à vous entendre, l'impression d'un discours lisse, cohérent, qui sort facilement alors qu'en pareil cas, les enfants sont généralement brouillons et qu'il leur est très difficile de parler. Pouvez-vous confirmer ce côté lisse, clair, net et précis? "

- Oui. L'enfant avait déjà parlé à sa mère, à son père, à une psychologue, à un médecin, à sa grand-mère maternelle. J'arrivais en sixième position.

- On pourrait presque parler, en pesant les mots, d'une audition bien rodée ce qui ne veut pas dire factice ou artificielle?

- En effet, si son propos n'avait pas été réel, il n'aurait pas eu l'angoisse de sa propre culpabilité. 

 

 

 

A très bientôt pour d'autres extraits du livre désormais disponible sur lulu.com

 

 

Pour le commander, cliquez ici

http://www.lulu.com/browse/search.php?fListingClass=0&fSearch=affaire+iacono

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by L'auteur
commenter cet article
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 20:30

Le livre "Affaire Iacono, la douleur ça ne se rêve pas" est désormais en vente sur le site Lulu.com

Pour l'acheter, cliquez sur le lien suivant: 

 

http://www.lulu.com/browse/search.php?fListingClass=0&fSearch=affaire+iacono

Repost 0
Published by L'auteur
commenter cet article
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 11:32

  J’ai en son temps fait une réponse à Germaine. Je me dois aujourd’hui d’en faire une à Robin. Pour différentes raisons. D’abord parce qu’ils se ressemblent comme des cousins germains, germaine et Robin.

Même façon d’avancer masqués et de donner aux autres des leçons dans l’art de chercher la vérité.

 

Monsieur Robin,

 

Une observation pour commencer.

Vous semblez faire une confusion entre l’auteur du message auquel vous répondez et moi. Cette personne est un bloggeur ou une bloggeuse, libre de ses opinions, venu ou venue en publier quelques-unes sur ce site très fréquenté en ce moment.

La preuve : même les Iaconistes y viennent et en font leur terrain de jeu. Germaine hier. Robin, aujourd’hui.

Je ne ferai donc pas ou très peu de commentaires sur le fond.

Par contre, je ne me priverai pas d’en faire sur la forme.

Pour vous féliciter d’abord de votre parfaite connaissance du dossier. Enfin en partie, mais ce que vous ne savez pas, par définition, puisque les procès n’étaient pas ouverts au public, je vous invite à le découvrir dans mes deux ouvrages. Le premier « Affaire Iacono, Non papy, je n’ai pas menti » et le second « Affaire iacono, La douleur ça ne se rêve pas ».

Pour m’étonner ensuite de votre apparition soudaine. Mais où étiez-vous Robin durant tous les mois écoulés ? Pourquoi avoir attendu aujourd’hui pour vous exprimer ici ? Et pourquoi avoir attendu la publication d’un message dont je ne suis pas l’auteur pour vous opposer à moi et plaider en faveur d’un homme, par deux fois, condamné par la justice française ?

Je veux bien Robin, que, justicier des grands chemins, vous vous fassiez l’avocat du diable : mais quand même, il ne faudrait pas oublier un certain nombre de données.

D’abord, que je n’avance pas masqué, moi. Je l’avais déjà signalé à Germaine.

Ensuite, que j’ai, contrairement à ce que l’on doit croire à votre sujet, n’est-ce pas, assisté aux deux procès aboutis et même à celui avorté.

Je connais donc un certain nombre d’éléments, de ceux sans doute qui ont fait pencher, par deux fois, la balance. Je les porte, avec fidélité, à la connaissance du public dans mes deux livres.  Et pas « impunément » comme vous l’écrivez.

Je sais donc, en effet, que la justice est lente. Et pour cette affaire, je sais précisément pourquoi elle l’a été. Vous savez aussi sûrement, Monsieur l’Avocat du diable, combien votre client a réclamé de contre-expertises pour tenter de contredire les premières conclusions pourtant accablantes.

Eh oui que de temps ! Mais c’était une carte à jouer.  On pouvait miser sur la lassitude du plaignant ? Sur l’effacement de ses souvenirs ?

Ça n’a pas été le cas pendant onze ans alors que les contacts étaient empêchés par la loi. Et là, d’un coup, en à peine trois mois de rapprochement, voilà celui que vous appelez l’enfant, comme votre client, qui ne sait plus. Qui s’interroge, comme l’accusé et sa défense durant les procès, sur la faisabilité de l’acte de sodomie. Sans plus se rappeler des attouchements qu’il a dénoncés. En oubliant le détail de la goutte de sang. J’en passe.

La justice, écrivez-vous, est encore plus lente quand il s’agit de « reconnaître une erreur ».

J’ai mon idée, tout le monde la connaît et votre client, Monsieur l’Avocat du diable, a été parmi les premiers informés du revirement de ma pensée.

Alors, en effet, la justice va peut-être mettre longtemps à dire qu’elle s’est trompée. Parce que, comme moi justement, elle ne doutera jamais de la culpabilité de l’accusé.

Du coup, c’est vrai, pas sûr que Christian Iacono soit un jour blanchi. Pas sûr qu’il retrouve sa mairie et la suprême réhabilitation.

A sa place, et en tant que conseil vous devriez peut-être lui suggérer de le faire, je me contenterais de la liberté. Je me ferais petit. Et je remercierais « l’enfant » d’avoir soudainement tout oublié. Jusqu’à la douleur qui, pourtant, ne se rêve pas.

Et à votre place, c’est moi Gérard Porcheron qui vous le dit, j’éviterais, Robin, de venir traîner sur ce blog. Vous n’avez personne à convaincre ici. Et j’ai des arguments à vous opposer.

Contentez-vous, Monsieur l’Avocat du diable, d’accompagner votre client de journaux et de radios en télés. De le suivre sur la place du Grand-Jardin, au tennis et au conseil municipal.

Peut-être, mais la partie n’est pas forcément gagnée, parviendrez-vous là, à le réhabiliter ?

 

 

 

 

Repost 0
Published by L'auteur
commenter cet article