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  • : Affaire Iacono - Le livre
  • Affaire Iacono - Le livre
  • : Christian Iacono, ex-maire de Vence, a été condamné, en avril 2009, à 9 ans de réclusion pour le viol de son petit-fils. Il a fait appel de cette décision de la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Journaliste à Nice-Matin, Gérard Porcheron raconte son enquête menée en 2003-2004. Il rend compte du procès et de l'appel dans ses livres: Affaire Iacono - Non Papy, je n'ai pas menti. et La douleur ça ne se rêve pas.
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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 11:48

Pas le temps, aujourd'hui, de publier un nouvel article mais je le ferai prochainement. Et j'en editerai même plusieurs.

D'abord les déclarations à la barre du docteur Hoestland qui explique comment la victime devient la priorité de son agresseur. Physiquement mais aussi mentalement. Ce sera intéressant de comparer au témoignage publié la nuit dernière.

Ensuite, les déclarations de Gabriel en fin de première instance. Quand il a dit " Non papy, je n'ai pas menti ", titre du premier ouvrage. Interessant aussi de faire la comparaison.

 

Voici le lien pour voir le reportage très bien fait de France 3.Il a été rediffusé ce dimanche 16 octobre 2011 et, de nouveau, il a été très apprécié. Un vrai travail de pro. Bravo! A voir et à revoir.

 

 

 

 

Le livre "Affaire Iacono, la douleur ça ne se rêve pas" est en vente sur le site Lulu.com

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 10:50
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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:12

Ci-dessous un message que Philippe Iacono m'a adressé en mail ainsi qu'à d'autres personnes. Avec son consentement, je le publie ici.
Il se divise en deux parties.

La première explique pourquoi, il a déposé plainte pour diffamation contre France Télévision; contre Christian Iacono, son père, le grand-père de Gabriel, accusé et condamné par deux fois; enfin, contre Cécile, sa soeur, tante de Gabriel.
Dans le second, il explique pourquoi il a déposé plainte, également pour diffamation, contre Bommerang 06, auteur de messages haineux postés sur ce blog. On sait ce que j'en pense. Philippe Iacono a d'ailleurs posté, ici, le même commentaire en réponse au blogeur

Je soutiens Philippe Iacono sans réserve. Il a raison de dire stop comme je l'ai fait moi-même en demandant à ce blogeur d'aller déverser sa bile ailleurs. Qu'il fasse croire ce qu'il veut à qui lui prête une oreille attentive. Mais qu'il ne prenne pas les autres pour des imbéciles.

Bonne lecture.

 

 

 

 

Je dépose ce jour une plainte auprès du Procureur de la République  contre la société France Télévisions, Cécile Iacono et Christian Iacono pour diffamation .

Voici le message que je viens de poster sur le forum de l’émission : « Etant le père de Gabriel Iacono, qui fut l’objet d’un de vos reportages au cours de l’émission diffusée le 27 septembre à 20h35, je me permets de vous faire part de ma consternation devant ce que je considère comme un simulacre d’enquête journalistique. Ou était-ce simplement un reality show qui voulait tellement que cette affaire se cale bien dans la thématique de la soirée ?  
 
Je passerai rapidement sur des aberrations telles que l’allusion à l’affaire Outreau qui n’a éclaté médiatiquement qu’en 2001 et qui aurait pu pousser Gabriel à raconter son mensonge en juin 2000. J’en passe et des meilleures…
Je m’étonne que des journalistes se prétendant d’investigation, montant un reportage sur le mensonge et des menteurs exceptionnels, n’aient pas une seule seconde envisagé que le mensonge, ils puissent être en train de le filmer.
Je m’étonne aussi que bien que toute l’émission ayant pour thématique la difficulté de distinguer la vérité du mensonge, la seule vérité envisageable pour cette affaire fut celle de l’instant, celle d’un seul son de cloche.  
C’était faire bien peu de cas des 10 ans d’instructions et des deux procès d’assises.  
C’était bien irrespectueux de l’institution judiciaire et des jurés populaires et le tout sur une chaîne du service public !!!  
On se consolera en constatant que sur France 3 Côte D’Azur, d’autres journalistes, plus prudents, ont traité cette affaire avec objectivité et en se gardant bien de prétendre savoir où se situait La Vérité. Bien malin d’ailleurs qui peut le dire aujourd’hui. En voici le lien : http://cote-d-azur.france3.fr/enqu [...] rique=7436
 
Ce qui est plus inquiétant c’est qu’à plusieurs reprises, j’ai été nommément mis en cause, sans que jamais personne ne m’ait donné ne serait-ce qu’un droit de réponse.
Plusieurs personnes interviewées, relayées par le commentaire « off », m’ont présenté comme un personnage haineux, colérique, revanchard, jaloux, prêt même jusqu’à aller au parricide.  
Le message passé au téléspectateur a été très clairement celui que l’explication du « mensonge » de Gabriel pourrait bien être son père dont l’image donnée était clairement dégradée.
 
Tout cela aurait pu être supportable si les journalistes avaient pris soin, soit de me donner la parole, soit d’aller la chercher dans le dossier d’instruction ou dans les procès d’assises relatés quasi mot à mot dans les deux livres du journaliste Gérard Porcheron ( http://affaireiacono-lelivre.over-blog.com/  ).
 
J’estime donc que l’ensemble du reportage a eu, entre autre, comme conséquence de laisser penser que je pouvais être à l’origine de l’affaire, faisant peser sur moi des soupçons inacceptables, susceptibles de porter atteinte à mon honneur, ma dignité et ma réputation, sans que je puisse m’en défendre et respecter le principe de présomption d’innocence ; le tout à une heure de grande écoute et alors même que de nombreux documents et d’autres sources d’information étaient à la disposition des journalistes pour balayer ces soupçons, ou du moins présenter les choses de façon contradictoire.
 
C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de déposer une plainte pour diffamation à l’encontre de France Télévisions et des personnes qui s’y sont prêtées  
Nous verrons ce que la Justice, largement foulée au pied dans votre reportage, en pense, elle.
 »

 

Par ailleurs une autre plainte devrait concerner le dénommé ‘boomergan06’ ayant posté un commentaire injurieux et diffamatoire à mon encontre sur le blog de Gérard Porcheron.

Voici ma réponse également postée en commentaire :

« Ciel, je suis démasqué !!! pffffoulalalala !

La remarquable perspicacité de ‘boomerang06’ a fait tomber mon masque de ‘tristesse’ !!!

Diantre ! Quelle intelligence prodigieuse ce ‘boomerang06’ !

Gabriel, lui, avait compris tout de suite.

Et si vous étiez seulement un père digne de ce nom, un père dont l’enfant s’est lui-même jeté en pâture à la vindicte populaire, se traitant lui-même de « pourri qui souffre et qui a menti », s’en vantant presque au point qu’il soit pris pour un phénomène de foire par des émissions de télé à sensation qui se l'arrachent et le placent au rang de menteur pathologique : au même titre que ce pitoyable « faux curé » toujours pas guéri, ou que cette misérable femme qui disait avoir vécu avec les loups et ne sait toujours pas si c’est vrai ou faux.

Si seulement vous étiez un tant soit peu digne d’être juste père (ou mère), alors vous auriez deviné, ‘boomerang06’, simplement au pseudo, qui j’étais.

 

Dans votre enthousiasme à verser votre fiel nauséabond sur ma dignité, vous en avez juste un tout petit peu oublié la Loi. J’ai le pressentiment que ce n’est pas la première fois.

 

Et oui, ‘boomerang06’, même sur Internet, même derrière un Ô combien métaphorique pseudonyme, on ne peut pas impunément alléguer ou imputer un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la réputation d’une personne.

Et même si vous promettez de ne plus venir ici, je vais aller vous chercher, moi !

La fonctionnaire de police à qui j’ai fait parcourir votre prose enflammée, était confiante quant à la probabilité de vous identifier formellement, tôt ou tard.

La plainte que j'ai déposée, vous permettra, bientôt j’espère, de découvrir ou de redécouvrir la définition juridique de la diffamation et de l’injure. Sans aucun verbiage ou galimatias, je vous promets.

Vous pourrez sûrement donner aussi quelques conseils avisés à votre entourage, si d’aventure, certains plumitifs en herbe étaient tentés de vous emboîter le pas.

Et c’est peut-être, qui sait, vous qui aurez l’occasion de visiter (ou revisiter ?) les prisons de Grasse ou de Nice, puisque vous risquez un séjour de six mois et/ou une amende de plus de 10.000 €.

Et comme vous avez été assez finaud pour faire allusion à mon appartenance religieuse et faire un brillant jeu de mot ridiculisant une communauté protestante parfaitement respectable, il pourrait bien y avoir un tarif spécial pour vous.

J’espère que la communauté visée se joindra à moi pour vous faire payer le prix de votre intolérance crasse.

 

J’ai subi pendant plus de 11 ans ce genre de dénigrement abject, toutes ces petitesses infâmes, ces déjections puantes, ces coups bas et lâches.

J’en ai aussi payé le prix sur le plan professionnel, psychologique et social.

J’ai joué le punching-ball sans broncher pour ne pas nuire à Gabriel.

Maintenant, j’ai les mains libres pour rendre les coups à ceux qui veulent en découdre.

Les punching-balls, un peu comme les boomerangs d’ailleurs, parfois on se les prend dans la figure.

Ne vous étonnez donc pas de me voir poster désormais sous le pseudo de ‘papaencolère’ ou de ‘lepunchingballserebiffe’.

Ça vous évitera de disperser vos neurones à deviner qui est qui sur les forums et les blogs, et à les mobiliser mieux que ça !

Vous allez en avoir besoin. »

 

Sentez vous libre de diffuser ces informations aussi largement que vous le jugerez utile.

 

------------

Philippe

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 09:16

Comme annoncé hier, voici la suite de la relation du passage à la barre de Rose-Mary Bennett en toute première instance. C'est à dire lors du procès débuté le 14 octobre 2008 devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Nous sommes en page 124 du premier ouvrage : " Non papy, je n'ai pas menti ". Fin du chapitre " Mes larmes ont coulé " déjà évoqué dans l'article d'hier.

" Le lendemain, nous sommes allés faire des courses tous les deux. C'est là qu'il m'a dit : " Au fond Mamy, ça aurait été mieux que je ne naisse pas ". Et non pas, comme le disent les ados en crise : " Après tout, je n'ai pas demandé à naître ". Je lui ai répondu : " Ta naissance a fait le bonheur de tout le monde ". "
Question de la présidente : "Avant, aviez-vous remarqué quelque chose? "
- Le mariage d'Elisabeth et de Philippe Iacono a été heureux pendant près de quinze ans. Et puis, il y a eu la séparation. Comme souvent de nos jours. Jusqu'en 1998, Gabriel donnait une image de joie. Il aimait beaucoup son père et sa mère. Personnellement, je trouve que les relations avec les beaux-parents de ma fille ont été normales. Christian Iacono était un radiologue extraordinaire. Un bon maire. Il n'y a jamais eu de problème. Sauf une fois, le 12 juillet 1998. Christian Iacono était fou de rage. On n'a jamais su pourquoi. Il nous a très mal reçus quand nous sommes venus chercher l'enfant. Gabriel m'avait demandé : " Pourquoi es-tu si triste? ". Je n'aime pas que les enfants soient témoins de différends entre adultes. Celui-là, je ne l'ai jamais compris. Il y avait eu des problèmes, c'est sûr. Mais quoi?
- Comment l'enfant était-il accueilli chez les Iacono?
- Il était gâté. C'était le petit Prince. Ca a duré jusqu'en 1998, année de la naissance de son cousin.
- L'enfant a-t-il pu être jaloux?
- Non, il a toujours rêvé d'avoir un petit frère ou une petite soeur. Et puis, il a dit : " Faut que je le protège".

Qu'il devienne un homme dont nous serons tous fiers

- On parle d'une histoire de suppositoire, pouvez-vous nous la raconter?
- C'était le 27 février 2000. Nous étions montés à Reims pour fêter les quarante ans de notre fille. L'enfant était souffrant. J'ai dit qu'il fallait lui administrer un suppositoire. " Il ne veut plus qu'on le touche ", m'a interrompu Elisabeth. Je vais essayer. Gabriel m'a obéi. " Toi, tu ne m'as pas fait mal", m'a-t-il dit.
" Je n'ai plus qu'une chose à dire. Je souhaite de tout mon coeur que ce grand, beau et gentil garçon puisse retrouver l'équilibre et le bonheur. Qu'il deviennne un homme dont nous serons tous fiers. J'espère que les douleurs de sa maman seront effacées.
- Parlez-nous des Gédéons.
- Je suis née à Syracuse aux Etats-Unis. D'un père Pasteur. Nous avons toujours été protestants.
- Votre mari est Gédéon?
- Oui. L'association internationale des Gédéons est présente dans cent quatre-vingt-huit pays. Elle recherche des gens qui peuvent avoir du temps. Ils doivent être membres d'une église protestante. Ils sont chargés d'offrir le Nouveau Testament. Le siège des Alpes-Maritimes est à notre maison. Les renseignements généraux le savent. Tout ça est déclaré en préfecture. Nous nous réunissons pour des soirées d'échange et de prière. Jai eu un cancer. Tout le monde a décidé " qu'il fallait laisser la maîtresse de maison se reposer ". Il y aura de nouvelles rencontres quand je serai guérie.
- Avez-vous eu connaissance de maltraitance des parents sur leur fils?
- Si c'était arrivé, ils auraient su mon opinion."

 

A venir, la déposition de Rose-Mary Bennett devant la deuxième cour d'assises.

 

 

 

Voici le lien pour voir le reportage très bien fait de France 3.Il a été rediffusé ce dimanche 16 octobre 2011 et, de nouveau, il a été très apprécié. Un vrai travail de pro. Bravo! A voir et à revoir.

 

 

 

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 10:51

En complément de ce qui a été écrit dans nos précédents articles, voici ce que disait Rose-Mary Bennett, la grand-mère de Gabriel, lors du tout premier procès d'assises. Celui que les avocats de l'accusé ont réussi à faire renvoyer. C'était en octobre 2008. Voir page 122 et suivantes de " Non papy, je n'ai pas menti ". Le chapitre s'intitule : " Mes larmes ont coulé ".

" Avant de déposer, je voudrais signaler au tribunal qu'il peut m'arriver d'avoir des trous de mémoire, de chercher des mots.
" Le 15 juin 2000, à 23h30, j'ai reçu un appel téléphonique de ma fille. Elle pleurait. Elle se disait dévastée. Elle m'a raconté ce que l'enfant lui avait dit. Depuis la fin du mois de février, il avait changé de comportement. Il se battait avec ses copains à l'école. Ce qu'il avait dit était terrible. Des choses qu'on ne peut pas croire facilement. Il disait que son grand-père avait abusé de lui. Fait des choses que personne ne devrait faire. Ma fille m'a demandé quelle conduite tenir.
" Demain matin, tu téléphoneras à ton ex-mari. Tu passeras le téléphone à Gabriel pour qu'il parle à son papa. Ca a été fait. Mon ex-gendre a téléphoné au 119. On lui a dit d'amener l'enfant à l'hôpital. Les deux médecins qui l'ont examiné ont dit qu'il fallait aller à la police. Gabriel a fait sa déclaration lui-même sans ses parents. Il avait neuf ans et demi. Nous avons, ensuite, été convoqués à la police judiciaire de Nice. Moi d'un côté. Mon mari de l'autre. J'ai passé six heures avec cette jeune femme. Elle avait perdu son grand-père le jour même.
" Nous avons toujours refusé de parler aux reporters. C'était, pour nous, le meilleur moyen de protéger notre petit-fils. Nous avons eu un message téléphonique menaçant. Il émanait d'un membre de la famille Iacono. Nous avons porté la cassette du répondeur à la police.
" Le 11 aout, nous sommes allés à Reims. Nous en sommes revenus le 16. L'enfant avait dit qu'il voulait me parler. Nous avions décidé de lui donner quelques jours de joie. Le troisième jour, Gabriel a évoqué un séjour au centre de loisirs. Il se rappelait avoir campé et avoir eu peur d'une ombre. "J'ai cru que c'était mon grand-père, je me suis caché derrière les autres enfants."
" Le 14 août au soir, j'ai fait demander à Gabriel s'il voulait toujours me parler. Il a dit " oui ". Nous sommes allés tous les deux dans sa chambre. Il a installé une chaise à la table. Je me suis assises sur son lit. Il voulait qu'on soit face à face pour se regarder. Il m'a demandé : " Tu sais? ". J'ai répondu " oui ". Alors, il m'a dit " Je veux que tu me poses des questions ".
" Qu'a fait ton grand-père? Avec son langage d'enfant, Gabriel m'a dit : " Papy m'a mis son zizi dans les fesses. Il s'est arrêté à cause du chat qui s'était échappé. Mamy Jeanine était arrivée pour le rattraper. Elle doit s'en souvenir Mamy. Deux jours après, à la salle de bains, il a mis son zizi dans mes fesses. J'ai saigné. Il m'a soigné. "
" J'ai essayé de ne pas pleurer. J'étais plus forte qu'ajourd'hui. L'enfant a continué : " Il m'a léché les fesses, il m'a sucé le zizi ".
" Mes larmes ont coulé. Mon petit bonhomme est allé chercher une poignée de mouchoirs en papier pour les essuyer. Et il a poursuivi : " Il ne faut plus dire Papy Christian mais Christian Iacono ".
" Il m'a reparlé de cette cassette où l'on ne voyait pas qu'il avait une tête ". Il avait voulu nous donner un signal en insistant pour qu'on la regarde. Je le regretterai toute ma vie. Je sais qu'il dit la vérité. J'espère qu'il va pouvoir trouver une vie normale. Il n'a pas connu une enfance normale. Tout le monde a souffert. Il n'a pas eu une adolescence normale. Les crises arrivaient d'une seconde à l'autre. J'en ai vu une terrible. Elle a duré des heures. J'étais pétrifiée. Il est monté sur le bord de la fenêtre au troisième étage. J'ai appelé Dieu. C'est le jour où j'ai eu le plus peur de toute ma vie. Il est enfin redescendu.
" Il était presque minuit ce 14 août. Je lui ai demandé si je pouvais m'allonger à côté de lui. Il a pris ma main. Mon petit bonhomme s'est endormi. "

Suite très rapidement. Car contrairement à ce que certains ont l'air de penser, je ne m'ennuie pas à Nice-Matin. Et l'heure d'y aller approche.

Bonne lecture. 

 

 

 

 

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 10:46

Voici le lien pour voir le reportage très bien fait de France 3.Il a été rediffusé ce dimanche 16 octobre 2011 et de nouveau, il a été très apprécié. Un vrai travail de pro. Bravo!

 

 

 

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 10:13

En mai, tout de suite après les rétractations de Gabriel, Rose-Mary Bennett, sa grand-mère maternelle, a confirmé la teneur de ses dépositions dont celle en appel rapportée dans notre dernier article.
Dans un courrier adressé à mon confrère de Nice-Matin, elle a indiqué : "Cher Monsieur, comme beaucoup de vos lecteurs sans doute, j'ai été atterrée par le revirement ahurissant de notre petit-fils au sujet de l'affaire qui concerne son grand-père paternel, Christian Iacono. Ses déclarations signifieraient que, depuis onze années, il a menti à sa mère, Elisabeth; à son père, Philippe; à moi-même, sa grand-mère; aux deux officiers de la police judiciaire de Nice; à son avocat; à son professeur d'anglais, aux médecins et psychologues qui l'ont examiné plusieurs fois; à Gérard Porcheron, l'auteur, sur la demande de Gabriel du livre : "Non papy, je n'ai pas menti".
" Pourquoi un tel changement? Parce que Carolanne Iacono et Cécile, sa tante avec laquelle il n'avait plus eu de relation depuis le début de l'affaire en juillet 2000, l'ont approché aussitôt a près le verdict de février dernier. Cette jeune fille qui a suivi une première année de psychologie a évoqué avec lui le problème délicat et complexe de la " transposition ". Elle l'a persuadé qu'il était victime de faux souvenirs. Le moment était propice. Il était en plein désarroi, il était vulnérable. Sa compagne venait de le quitter en partant avec leur fils de neuf mois auquel on le savait particulièrement attaché. Pas de logement, pas de travail, pas d'argent!
" Célibataire, j'ai occupé, de 1951 à 1955, le poste de monitrice-chef à la colonie de vacances de Saint-Martin-Vésubie. " Les enfants à la montagne", la première  créée dans les Alpes-Maritimes. J'ai été honorée par le gouvernement français qui m'a décerné la médaille d'argent de la Jeunesse et des Sports. A cette époque, j'ai été en contact avec de très nombreux enfants âgés de six à quatorze ans. J'étais alors la collaboratrice d'Edmond Evrard. Ce pasteur de l'église baptiste de Nice a reçu la médaille des Justes. J'ai ainsi appris à faire la différence entre celui qui affabule et celui qui dit la vérité. Tous les psychologues vous confirmeront qu'à l'âge de neuf ans aucun enfant ne peut inventer ce que Gabriel a déclaré à ce moment-là s'il ne l'a pas vraiment subi.
" Je maintiens mes déclarations faites l'une à la cour d'assises de Nice en 2009, l'autre en appel à Aix-en-Provence en 2011. Elles attestent de la réalité du viol commis par Christian Iacono. Elles attestent des sévices tel que Gabriel me les a relatés en détail dans le long et très émouvant récit qu'il m'a fait à Reims en 2000. "
Autant qu'il me souvienne, mais c'est extrêmement facile à vérifier, Rose-Mary Bennett avait aussi déposé à la barre du tour premier procès d'assises en octobre 2008. Ses deux passages à la barre niçoise feront l'objet des prochains articles de ce blog.
Bonne lecture.

 

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 17:30

Ca fera plaisir à Boomerang 06 qui juge la fragilité des commentaires. Mais ne parle pas des dépositions sauf pour les dévaloriser. Ce que n'ont pas fait les cours d'assises. Ici, le témoignage de Rose-Mary Bennett, la grand-mère maternelle de Gabriel.
Nous sommes en page 64 de "La douleur, ça ne se rêve pas".


" Au mois de juin 2000, j'ai reçu un coup de fil tardif. C'était un samedi soir. Il était 23h30. Nous nous apprêtions à nous coucher. C'était Elisabeth, notre fille, la maman de Gabriel. Elle était en larmes. Elle m'a dit : " Maman, je suis dévastée. " Et, entre les sanglots, elle m'a expliqué ce qui s'était passé. Depuis plusieurs mois, Gabriel lui donnait des soucis. Il n'était pas comme d'habitude. Il ne travaillait plus à l'école. Il cassait des choses. Elle n'arrivait pas à avoir de conversations avec lui. Ce soir-là, elle l'avait pris dans ses bras. Elle s'était assise dans un fauteuil, l'avait pris sur se genoux et lui avait dit : " Parle-moi. Je ne peux pas t'aider si tu ne me dis rien. " Et il avait raconté ce qui s'était passé. Il venait d'avoir neuf ans. Alors, il avait parlé avec des mots d'enfants. Il ne connaissait pas les mots d'adultes à l'époque. Il avait dit que son grand-père lui léchait les fesses, lui suçait le zizi. Qu'une fois, il avait réussi à lui mettre le sien de zizi dans les fesses mais pas complètement. Et qu'une seconde fois, il le lui avait enfoncé plus profondément.
" Elisabeth n'était pas la seule à être dévastée. Je l'étais aussi. Elle m'a demandé ce qu'elle devait faire. J'ai un grand respect et beaucoup d'affection pour Philippe, malgré sa séparation d'avec notre fille. De nos jours, ça arrive plus souvent qu'à mon âge. Mon mari me supporte depuis cinquante-six ans. Alors, j'ai dit : " Il faut que Gabriel explique tout à son papa. Et il faut que Philippe contacte le 119 pour savoir quoi faire."
" Alors, Philippe a téléphoné. On lui a dit ce qu'il fallait faire : l'hôpital, les examens, la plainte. Ca dure depuis onze ans.
" Quand Gabriel est allé à la police, il a fait sa déclaration tout seul. Il n'a pas voulu être accompagné. Vous avez devant vous un jeune homme. Excusez-moi, je suis un peu émue. Il avait neuf ans. Il en a vingt aujourd'hui.
" Nous avons été interrogés. Mon mari par un chef. Moi par une dame. Une dame formidable. Un lieutenant de police (1). Elle a passé six heures à parler avec moi. A la fin, j'ai su que le jour-même, elle avait perdu son grand-père. Et elle avait passé tout ce temps avec moi avant de partir retrouver ses parents. Je n'oublierai jamais ce qu'elle a fait. Combien elle a été courageuse et généreuse.
" Nous avions décidé que nous ne verrions pas les journalistes. Nous avons tenu parole. Pour Gabriel. Pour qu'il souffre le moins possible.
" Nous avons reçu des menaces par téléphone. Nous n'avons pas porté plainte. La personne qui en était l'auteur est décédée il n'y a pas longtemps. Je ne dirai pas son nom (2). Nous avons cherché à protéger l'enfant et ses parents.
"Quand j'ai été interrogée à Nice, j'ai dit que nous pensions aller à Reims du 11 au 16 août. Le voyage a pu se faire. Nous avions dit qu'il fallait plusieurs jours de détente avec Gabriel avant de parler de cette histoire. Le deuxième ou le troisième jour, nous sommes allés visiter le musée de la Première Guerre mondiale. En sortant, nous avons vu un camp d'adolescents. Gabriel, à ce moment-là, m'a dit : "Oh mamy, moi aussi j'ai été en camp. J'ai fait du camping. C'était bien. Mais une fois, j'ai vu une ombre. J'ai cru que c'était mon grand-père. Je me suis caché derrière les autres enfants. " Il n'en a dit plus.
" Quand j'ai senti le moment venu, j'ai glissé à Elisabeth : " Va dire à Gabriel que mamy est prête à l'écouter. " Il a souhaité me parler.
" Nous sommes partis dans sa chambre après le dîner. Au début, nous étions assis côte à côte sur son lit. Il a dit : "Je veux te regarder. Je veux que tu me voies. " Il est allé chercher une petite table et une chaise. Il s'est assis face à moi. J'étais beaucoup plus calme que je ne le suis en vous parlant. Paronnez-moi. Il a dit : " Mamy, pose-moi des questions. " Et tout doucement, j'ai commencé à l'interroger. J'espère avec délicatesse. Et petit à petit, il a commencé à me dire ce que je savais déjà. Ce que j'avais entendu de la bouche de sa maman. Je n'ai pas sangloté. Mais mes larmes ont coulé jusque sur ma chemise. Il s'est levé comme une flèche et est revenu vers moi avec les mains pleines de mouchoirs en papier. Cette conversation a duré longtemps. Mais je crois que c'était important pour lui. Parfois, la douleur est libératrice.
" Avant de quitter Reims, le lendemain, mon mari a voulu faire le plein d'essence. Gabriel nous a accompagnés à la station-service. Il était sur le siège arrière. Il a dit à son papy : "Maintenant, tu es mon seul grand-père. Christian Iacono, lui, n'est plus mon grand-père. "
" A son âge, il a souffert la mort. Il n'a pas su ce que c'était qu'avoir une enfance, une adolescence. Il a subi beaucoup d'examens. Le dernier à presque seize ans. Vous voyez un adolescent qui accepte des examens pareils? "
" J'ai trois questions à vous poser, intervient le président. Vous parlez de trois signaux lancés par votre petit-fils. Tout d'abord, à la fin du mois de février 2000, il insiste pour que vous regardiez la vidéo des vacances à Auron. Vous, mais pas votre mari. "
" Nous étions montés à Reims pour fêter le quarantième anniversaire de notre fille. Lors de la dernière soirée de ce séjour, Gabriel a rappelé : " Vous aviez promis de regarder la cassette avec moi. " Il a ajouté : " Mais papy pourra aller écouter de la musique dans ma chambre. " Sur le film, à un moment donné, on le voyait avec son petit cousin dans la baignoire. Pour lui, le fils de Cécile était comme son petit frère. Il rêvait d'avoir un petit frère ou une petite soeur. Il m'a interrogée : " Que vois-tu? " Je vois un petit garçon qui rit et qui éclabousse. Et je te vois là.  " Mais tu ne vois pas qu'on dirait que je n'ai pas de tête? " C'était vrai. Mais à moment-là, je n'avais aucune idée de ce qu'il pouvait bien vouloir dire. C'est après que j'ai réalisé. Ensuite, il a commencé à mal travailler en classe. A casser les choses dans sa chambre. A être mal dans sa peau. Il n'avait plus de bonnes notes. Il souffrait. Et l'adulte que j'étais n'avait rien compris. Toute ma vie, je m'en rappellerai. Je n'ai pas entendu l'appel au secours. Plus tard, il a lâché qu'il voulait protéger son petit cousin. J'ai répondu : " Tu as raison. Je suis fière de toi. " Il y a aussi l'épisode du suppositoire. C'était pendant le même séjour rémois de février 2000. La veille de l'anniversaire d'Elisabeth, Gabriel était malade. J'ai suggéré à ma fille de lui mettre un suppositoire. Elle m'a répondu : " Il ne laisse personne toucher à ses fesses. " J'ai proposé d'essayer de le convaincre. Il était réticent. Il avait peur que je lui fasse mal. Il a fini par accepter. Je lui ai demandé si je lui avais fait mal. Il a eu cette phrase que je n'ai pas comprise non plus : " C'est vrai, toi, tu ne m'as pas fait mal. "
- Parlez-nous de l'altercation du mois de juillet 1998.
- Conformément à la décision du tribunal, Gabriel devait passer une semaine chez ses grands-parents Iacono. Philippe qui ne voulait plus voir ses parents nous chargeait de l'emmener à Vence et d'aller le chercher la semaine suivante. Tout s'est très bien passé quand nous l'avons amené. Nous avons été très bien reçus. Le Dr Iacono nous a proposé de prendre l'apéro. Les enfants nous attendaient. Nous avons décliné l'invitation. Il a insisté pour que nous prenions un verre le samedi suivant en venant chercher Gabriel. Nous avons promis. Mais ce jour-là, le Dr Iacono était en furie. Il a insulté mon mari. Nous n'avons rien compris. Nous ne l'avions jamais vu comme ça. Il nous reprochait d'être arrivés trop tôt. Nous avons décidé que nous n'emménerions plus Gabriel à Vence. Que quelqu'un d'autre le ferait. C'était le dimanche 12 juillet, jour de la finale du Mondial 1998. Gabriel portait la tenue des footballeurs brésiliens. Il était beau comme un astre. J'étais pétrifié et lui aussi. Il m'a serrée et plus tard, il m'a dit : " C'est pas après papy qu'il était en colère, c'est après moi. " Tu te souviens Gabriel?
- Je me souviens bien.
" Christian Iacono, intervient le président, émet une hypothèse selon laquelle vous feriez partie d'un groupe sectaire. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet?
- Depuis soixante ans, nous appartenons à la même assemblée. L'Eglise baptiste de Nice. On y lit la Bible. Je travaille encore aujourd'hui dans cette église. Un peu. Car l'âge est là et la santé s'envole. Nous sommes des Gédéons. Nous distribuons la Bible. Dans les hôtels. Devant les collèges. Gratuitement. Sans jamais forcer la main.
- Pouvez-vous nous parler des Frères Larges?
- Ils ont exactement la même vision que les Baptistes ou les membres de bien d'autres assemblées protestantes. Chez nous, on ne baptise pas les enfants. On leur demande de choisir leur religion quand ils sont en âge de le faire. Mais les parents présentent leur enfant devant l'église et devant Dieu. A ce moment-là, la pasteur parle et prie pour l'enfant.
- Ces gens ne sont ni des anormaux ni des fanatiques?
- Non. Dans la région, il y a pas mal d'église de Frères Larges. L'association des Gédéons a été créée vers 1900...
-Parlez-nous des Frères Larges.
- Pour moi, il n'y a pas de différence avec les Baptistes. Ils baptisent, eux aussi, l'adulte.
- Ont-ils des gourous susceptibles de manipuler les gens?
- Ils refusent le baptême de l'enfant pour attendre la décision de l'adulte, c'est vous dire.

1. - Il s'agit de Maryse Peirano dont la déposition à la barre est rapportée sous le titre " Il a pris mon zizi pour une sucette". C'est l'enquêtrice que l'accusé s'attache à discréditer dans la revue complaisante vençoise qui a commencé de publier son temoignage sans s'occuper de ce que pourrait dire la partie adverse. Comme si elle était acquise à l'accusé par deux fois condamné.

2. - Il s'agit d'Antoine Alési, le frère de Jeanine, l'épouse de l'accusé par deux fois condamné. Nous reparlerons de lui.

 

 

Voici le lien pour voir le reportage très bien fait de France 3.Il a été rediffusé ce dimanche 16 octobre 2011 et, de nouveau, il a été très apprécié. Un vrai travail de pro. Bravo! A voir et à revoir.

 

 

Le livre "Affaire Iacono, la douleur ça ne se rêve pas" est désormais en vente sur le site Lulu.com

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 17:45

Gabriel n'a de cesse de le dire : " J'ai menti. " Et il assène pour convaincre. Il monte même sur ses grands chevaux. " Je suis un pourri. " Et ceux qui ne le croient pas sont des pitres, des pseudos cela ou des pseudos ceci.
Inutile pourtant de déployer tant d'énergie : tout le monde le sait qu'il a menti.
La question est seulement de savoir quand?
En 2000 et pendant onze ans, quand des cicatrices ont appuyé ses dires et qu'il a convaincu médecins, psychologues, enquéteurs et jurés ou depuis le 10 mai dernier.
Quand il a dit : " Mon grand-père ne m'a rien fait. J'ai bien été violé mais je ne sais pas par qui et je ne veux pas le savoir? " Depuis quand il a dit : " Il ne m'est jamais rien arrivé?" Maintenant quand il prétend devant les caméras plus nombreuses qu'elles ne le seront jamais : " Je voulais être une star? "
J'ai mon idée et je n'en fais pas mystère.
Quant à savoir pourquoi, c'est une autre affaire.
La justice, sans doute, s'en préoccupera. Elle ne pourra pas accepter qu'on se soit moqué d'elle pendant onze ans ou qu'on le fasse aujourd'hui après tout le travail fait et tous les frais engagés.
Alors peut-être faudra-t-il être plus convaincant. Même sans micro, sans caméra et sans image.
Eh oui, la ficelle est un peu grosse de : " On aurait dû me cuisiner davantage et j'aurais fini par craquer. Je pense. " Ou : " J'ai voulu rapprocher mes parents. "
Que de temps perdu, alors. Que d'énergie gâchée du côté de la défense. Le travail des avocats de l'accusé aurait pu être considérablement facilité si l'enfant avait épousé leur théorie lors des procès et même avant.
Mais, au contraire, il disait : " Non papi, je n'ai pas menti " ou encore " La douleur, ça ne se rêve pas. "

Mais alors si on le croit aujourd'hui, on peut s'interroger : mentait-il aussi quand il déclarait à la barre de la cour d'assises d'appel  (voir page 51) : "Pour l'instant, je ne vis pas. Je survis. Je suis là pour en finir. Pour que la vérité soit dite. C'est la troisième fois que je me retrouve devant une cour d'assises. J'ai fait des déclarations à ma mère, à mon père. J'ai dû les refaire devant la psychologue de la cellule matraitance de l'hôpital américain de Reims. Puis devant les policiers et devant deux experts psychologues. Il m'a fallu recommencer devant les experts de médecine légale et devant le juge, plusieurs fois. Ensuite, il y a eu la confrontation. Une quinzaine de fois dans des circonstances officielles, il m'a fallu répéter. Chaque fois que j'essayais de me rebâtir, je recevais un recommandé et ça recommencait. Ce procès me fera du bien si j'arrive à être cru. Cette affaire a détruit ma vie. Elle a détruit mon couple. Je n'arrive pas à m'occuper de mon fils. J'ai dû réussir à le changer une quinzaine de fois seulement. Amandine n'a pas pu me supporter. Mon comportement, mon caractère. Mon état de stress. Mes insomnies. Je ne suis pas parfait. Une personne qui n'a pas vécu ce que j'ai vécu a du mal à supporter cet état de panique. Elle est là aujourd'hui en tant qu'amie. Nous ne vivons plus ensemble. C'était trop dur pour elle et pour moi. C'était le trop plein pour elle. Je n'en peux plus non plus. Ca fait onze ans que ça dure. Je n'ai pas eu d'enfance. Je n'ai pas eu d'adolescence. Aujourd'hui, j'ai vingt ans, je dois forger une vie d'adulte. Sur quelles bases? Je ne peux pas avoir de relation dans la lumière. Si quelqu'un est près de moi, je prends ma douche habillé."
" Ce que vous décrivez, répond le président, l'est aussi par Boris Cyrulnik. Notamment dans son ouvrage " Mourir de dire ". Ce genre de révélations fait exploser l'environnement. Qu'avez-vous ressenti après les faits que vous évoquez? "
- De la saleté quand j'ai compris.
- Qu'est-ce qui a fait que vous avez voulu parler?
- Quand j'ai compris que c'était pas bien, que c'était mal, je me sentais sale. J'avais honte. Je voulais parler mais ça ne voulait pas sortir. Je ne me suis jamais livré. Je ne suis pas pour aller voir un psy.
- C'est peut-être pas la meilleure idée.

Et Amandine, alors, la maman de leur fils, elle aurait menti, elle aussi, quand, appelée à la barre par le président Patrick Vogt qui l'entendait en vertu de son pouvoir discrétionnaire, elle a déclaré (voir page 60) : " La première fois où je l'ai vu en crise, c'était pour son anniversaire. Pour ses seize ans. Il avait tout cassé ce jour-là. Je ne le reconnaissais plus. Il tapait dans les murs. Les rapports intimes, c'était difficile pour lui et pour moi. Il voulait toujours que ce soit dans l'obscurité. Il prenait ses douches habillé."
" Révélateur "
, ont dit les spécialistes, y compris dans le reportage très professionnel de mes confrères de France 3. C'est ce qu'on appelle le syndrome post-traumatique. " La victime se sent sale et éprouve un sentiment de culpabilité. "
Nous le verrons avec de prochains articles. Ils montreront comment "l'enfant" souffrait encore à la barre. Sans être arrogant. Et en étant convaincant. Au contraire de son grand-père.
Accusé, reconnu coupable, le condamné tente, aujourd'hui, de persuader l'opinion publique. Besoin de retrouver une image. Les psy ont dit ce qu'il fallait en penser. On le verra ici aussi. Comme pour répondre au sempiternel discours, prononcé depuis onze ans, par trois fois devant des cours d'assises et aujourd'hui publié dans une revue décidément très complaisante. 

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 18:35

Voici le lien pour voir le reportage très bien fait de France 3.

 

 

 

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