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  • : Affaire Iacono - Le livre
  • Affaire Iacono - Le livre
  • : Christian Iacono, ex-maire de Vence, a été condamné, en avril 2009, à 9 ans de réclusion pour le viol de son petit-fils. Il a fait appel de cette décision de la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Journaliste à Nice-Matin, Gérard Porcheron raconte son enquête menée en 2003-2004. Il rend compte du procès et de l'appel dans ses livres: Affaire Iacono - Non Papy, je n'ai pas menti. et La douleur ça ne se rêve pas.
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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 10:25

La fréquentation de ce blog ne se dément pas. Voici donc un nouvel article. Il s'agit encore d'un extrait de " La douleur, ça ne se rêve pas ". Morceaux choisis de la déposition, à Aix, de Maryse Peyrano, capitaine de police judiciaire à Nice. Nous sommes entre les pages 38 et 48 de l'ouvrage.

" Le 6 juillet 2000, nous avons été saisis d'une enquête initialement confiée à la brigade des mineurs de Reims. Gabriel Iacono dénonçait des faits de viol et les imputait à son grand-père. Cet enfant avait eu un comportement très perturbé depuis le mois de janvier de la même année. Il avait commencé par faire des révélations confuses qui n'avaient pas été prises en compte. Il s'était mis un couteau sur la gorge en criant : " On ne m'aime pas ! " Conformément à la décision de justice de 1997, il avait passé les vacances de février avec ses grands-parents maternels dans les Alpes-Maritimes à la station de ski d'Auron. Au retour, il s'était montré très perturbé. Lors d'une visite de ses grands-parents maternels, il avait insisté pur que sa mamy regarde une cassette filmée pendant les vacances à la neige. Et il avait eu ce commentaire : " Tu ne vois pas qu'on ne voit que mon corps. On dirait que je n'ai pas de tête."
" Par la suite, Gabriel avait commencé à s'épancher. Il avait dit vouloir aller à Vence "pour surveiler papy". Enfin, il avait évoqué les faits : " Papy m'a touché le zizi, il a pris mon zizi pour une sucette. Il m'a soufflé dans les fesses. Puis, il a mis son zizi dans mes fesses. Une fois à moitié et une fois complètement et j'ai saigné. Papy m'a soigné et le lendemain, il m'a demandé si j'avais encore mal. J'ai dit non. Mais j'avais eu mal en allant aux toilettes. "
" En entendant ces déclarations, Elisabeth Siogli avait été complètement déstabilisée. Elle en avait parlé à son  ex-époux. Il avait appelé le 119, numéro de l'enfance maltraitée. Direction, l'hôpital américain de Reims. Rencontre avec le Docteur Dulière qui relève des traces révélatrices de sévices sexuels à type de sodomie. Rencontre aussi avec le Docteur Jouhot, psychologue qui dit : " L'enfant déposait un fardeau. J'avais l'impression qu'il revivait ce qu'il racontait. "

Plus loin...

" Les parents de Gabriel ont été entendus. J'ai reçu Rose-mary Bennett, la grand-mère maternelle de l'enfant. Elle s'en voulait de ne pas avoir perçu les signaux d'alerte de son petit-fils. Elle revisualisait cette cassette qu'il voulait tant lui montrer. Elle m'a rapporté ce que lui avait dit Gabriel en se frappant la poitrine, en criant " son mal à l'intérieur " : " J'étais son serviteur. J'avais essayé de parler à mamy Jeanine mais papy Christian qui était dans son bureau m'avait appelé pour m'en empêcher. " Et Gabriel avait ajouté : " Je n'ai plus de papy Christian. Il faut dire Christian Iacono. "
" Plus tard, l'enfant a expliqué qu'il n'avait pas parlé avant par peur. Il a dit avoir, ensuite, compris qu'il s'agissait de choses graves, interdites. Compris que son grand-père devait être puni.
" Pour Gérard Siogli, l'époux de Madame Bennett, quelque chose n'allait pas. C'était manifeste. Son petit-fils s'enfermait dans sa chambre. Il piquait des crises. "Je n'ai pas voulu poser de questions, mais j'ai vu son épanouissement après la délivrance des révélations. " Monsieur Siogli a évoqué l'altercation survenue le dimanche 12 juillet 1998. A cette occasion, Christian Iacono lui avait révélé un visage qu'il ne lui connaissait pas. Il l'avait traité de lavette. Lui avait reproché de manquer de cran pour suivre, comme ça, à la lettre les consignes que lui donnaient les parents de Gabriel. Pour lui, le conflit avait pris forme bien avant la naissance de l'enfant. " Nous n'étions, disait-il, pas du même monde. Il avait traité notre fille de bonniche. Simplement parce qu'elle avait travaillé dans notre hôtel et parce qu'elle n'avait pas fait d'études. "
" Philippe Iacono, lui, a dit tout le stress de son adolescence. A cause d'un père qui voulait sans cesse imposer ses choix. Il s'est rappelé cet épisode où ils avaient, lui et son épouse enceinte, été jetés dehors. Tout simplement parce qu'il avait osé refuser de reprendre le cabinet de radiologie.
" Lors de notre déplacement à Reims, Elisabeth Siogli nous a parlé de la mise en cause du deuxième homme. Gabriel avait dit " qu'il lui avait mis le doigt dans les fesses". "

A suivre.

 

 

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