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  • : Affaire Iacono - Le livre
  • Affaire Iacono - Le livre
  • : Christian Iacono, ex-maire de Vence, a été condamné, en avril 2009, à 9 ans de réclusion pour le viol de son petit-fils. Il a fait appel de cette décision de la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Journaliste à Nice-Matin, Gérard Porcheron raconte son enquête menée en 2003-2004. Il rend compte du procès et de l'appel dans ses livres: Affaire Iacono - Non Papy, je n'ai pas menti. et La douleur ça ne se rêve pas.
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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 11:32

  J’ai en son temps fait une réponse à Germaine. Je me dois aujourd’hui d’en faire une à Robin. Pour différentes raisons. D’abord parce qu’ils se ressemblent comme des cousins germains, germaine et Robin.

Même façon d’avancer masqués et de donner aux autres des leçons dans l’art de chercher la vérité.

 

Monsieur Robin,

 

Une observation pour commencer.

Vous semblez faire une confusion entre l’auteur du message auquel vous répondez et moi. Cette personne est un bloggeur ou une bloggeuse, libre de ses opinions, venu ou venue en publier quelques-unes sur ce site très fréquenté en ce moment.

La preuve : même les Iaconistes y viennent et en font leur terrain de jeu. Germaine hier. Robin, aujourd’hui.

Je ne ferai donc pas ou très peu de commentaires sur le fond.

Par contre, je ne me priverai pas d’en faire sur la forme.

Pour vous féliciter d’abord de votre parfaite connaissance du dossier. Enfin en partie, mais ce que vous ne savez pas, par définition, puisque les procès n’étaient pas ouverts au public, je vous invite à le découvrir dans mes deux ouvrages. Le premier « Affaire Iacono, Non papy, je n’ai pas menti » et le second « Affaire iacono, La douleur ça ne se rêve pas ».

Pour m’étonner ensuite de votre apparition soudaine. Mais où étiez-vous Robin durant tous les mois écoulés ? Pourquoi avoir attendu aujourd’hui pour vous exprimer ici ? Et pourquoi avoir attendu la publication d’un message dont je ne suis pas l’auteur pour vous opposer à moi et plaider en faveur d’un homme, par deux fois, condamné par la justice française ?

Je veux bien Robin, que, justicier des grands chemins, vous vous fassiez l’avocat du diable : mais quand même, il ne faudrait pas oublier un certain nombre de données.

D’abord, que je n’avance pas masqué, moi. Je l’avais déjà signalé à Germaine.

Ensuite, que j’ai, contrairement à ce que l’on doit croire à votre sujet, n’est-ce pas, assisté aux deux procès aboutis et même à celui avorté.

Je connais donc un certain nombre d’éléments, de ceux sans doute qui ont fait pencher, par deux fois, la balance. Je les porte, avec fidélité, à la connaissance du public dans mes deux livres.  Et pas « impunément » comme vous l’écrivez.

Je sais donc, en effet, que la justice est lente. Et pour cette affaire, je sais précisément pourquoi elle l’a été. Vous savez aussi sûrement, Monsieur l’Avocat du diable, combien votre client a réclamé de contre-expertises pour tenter de contredire les premières conclusions pourtant accablantes.

Eh oui que de temps ! Mais c’était une carte à jouer.  On pouvait miser sur la lassitude du plaignant ? Sur l’effacement de ses souvenirs ?

Ça n’a pas été le cas pendant onze ans alors que les contacts étaient empêchés par la loi. Et là, d’un coup, en à peine trois mois de rapprochement, voilà celui que vous appelez l’enfant, comme votre client, qui ne sait plus. Qui s’interroge, comme l’accusé et sa défense durant les procès, sur la faisabilité de l’acte de sodomie. Sans plus se rappeler des attouchements qu’il a dénoncés. En oubliant le détail de la goutte de sang. J’en passe.

La justice, écrivez-vous, est encore plus lente quand il s’agit de « reconnaître une erreur ».

J’ai mon idée, tout le monde la connaît et votre client, Monsieur l’Avocat du diable, a été parmi les premiers informés du revirement de ma pensée.

Alors, en effet, la justice va peut-être mettre longtemps à dire qu’elle s’est trompée. Parce que, comme moi justement, elle ne doutera jamais de la culpabilité de l’accusé.

Du coup, c’est vrai, pas sûr que Christian Iacono soit un jour blanchi. Pas sûr qu’il retrouve sa mairie et la suprême réhabilitation.

A sa place, et en tant que conseil vous devriez peut-être lui suggérer de le faire, je me contenterais de la liberté. Je me ferais petit. Et je remercierais « l’enfant » d’avoir soudainement tout oublié. Jusqu’à la douleur qui, pourtant, ne se rêve pas.

Et à votre place, c’est moi Gérard Porcheron qui vous le dit, j’éviterais, Robin, de venir traîner sur ce blog. Vous n’avez personne à convaincre ici. Et j’ai des arguments à vous opposer.

Contentez-vous, Monsieur l’Avocat du diable, d’accompagner votre client de journaux et de radios en télés. De le suivre sur la place du Grand-Jardin, au tennis et au conseil municipal.

Peut-être, mais la partie n’est pas forcément gagnée, parviendrez-vous là, à le réhabiliter ?

 

 

 

 

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