Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Affaire Iacono - Le livre
  • Affaire Iacono - Le livre
  • : Christian Iacono, ex-maire de Vence, a été condamné, en avril 2009, à 9 ans de réclusion pour le viol de son petit-fils. Il a fait appel de cette décision de la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Journaliste à Nice-Matin, Gérard Porcheron raconte son enquête menée en 2003-2004. Il rend compte du procès et de l'appel dans ses livres: Affaire Iacono - Non Papy, je n'ai pas menti. et La douleur ça ne se rêve pas.
  • Contact

Recherche

28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 11:56

Ses avocats l'avaient dit : ils allaient demander l'application de la récente disposition législative qui permet à un condamné âgé de plus de 70 ans, offrant toutes les garanties de représentation, de ne pas purger l'intégralité de sa peine derrière les barreaux.
Ils avaient prévu de crier à l'injustice si leur requête n'aboutissait pas.
Seraient-ils allés jusqu'à faire, comme Gabriel, une grève de la faim?
Pas sûr! Pourtant ça, ça leur aurait fait une pub du diable.
Christian Iacono retrouvera donc la liberté le 5 avril.
Avec différentes obligations. Dont celle de ne pas parler aux médias et celle de ne pas écrire un ouvrage.
Ce qui signifie : "Qu'on ne vous prenne pas à jouer à la victime. Pour la justice, vous demeurez coupable de viol sur votre petit-fils. Vous n'êtes pas blanchi mais vous bénéficiez des dispositions de la loi."
En d'autres termes : "Profil bas, s'il vous plaît!"
En attendant la décision de la commission d'enquête de la cour de révision, Christian Iacono et les siens ont donc intérêt à se contenter de la situation présente.
Ils le feront sans aucun doute. C'est d'ailleurs ce que leur ont conseillé leurs avocats qui, eux aussi, vont sûrement rabattre du caquet.
En attendant d'être, peut-être, remis un jour à contribution.

Partager cet article

Repost 0
Published by L'auteur
commenter cet article

commentaires

Philippe Siogli 28/03/2012 18:21

Je suis assez sidéré non de la décision, qui me semble dans le droit-fil d'une justice de classe, que je ne m'étonne pas de trouver sur la Côte dont on a viré Montgolfier qui était si peu
arrangeant, mais des "obligations".
Notamment par le fait qu'aucune sanction n'est évoquée en cas de non-respect des dispositions. Iacono installe Gabriel chez lui, passant outre à l'interdiction, que se passe-t-il ? Panpan culcul ?
On le remet à Grasse ? Peu probable, puisqu'il est trop vieux, paraît-il. Soit dit en passant, il se rengorgeait, il y a quelques mois dans un reportage, d'être en pleine forme grâce au sport. Le
papy égrotant, par conséquent, à d'autres.
Cette libération me semble constituer un authentique scandale, car strictement rien ne la justifie, à commencer par la durée minimum d'incarcération. C'est encore une fois une image et un miroir de
la corruption de notre nation, dont la Justice est incapable d'appliquer une égalité de fait aux justiciables. Personne ne sort d'une condamnation pour crime après 16 mois. Bon, il est vrai que
Pasqua, même condamné ferme, n'y a pas mis les pieds.
J'irais encore un peu plus loin : convaincu du caractère mensonger de la rétractation de Gabriel, et de ce qu'elle a été commanditée, cette conviction provenant évidemment de faits patents, je suis
très étonné de constater qu'il ne semble pas que des investigations cherchent particulièrement à faire la lumière sur les motivations réelles de cette palinodie.
Avant de désespérer pour long de l'âme humaine, j'attends l'avis de la Cour de révision. Si elle la refuse et confirme par là la condamnation, ce sera parce que des magistrats ont l'honneur de leur
métier, comme l'ont eu les successifs présidents de cour d'assise appelés à juger Iacono.
On oublie un peu vite que les deux jurys successifs ont jugé sur pièces, sur de nombreuses auditions d'experts, le second à l'unanimité. Il me semble que c'est leur faire injure que de ne pas
considérer que le cas était au-delà de tout doute.
Quant à la performance de Gabriel, se pavanant devant les caméras avec une délectation évidente, elle est exécrable : si vraiment il avait envoyé un innocent en prison et s'en repente, comment
expliquer les clins d’œil à la caméra, le petit sourire en coin, une certaine morgue... Il y croit à peu près autant qu'aux vaches qui volent, et ça se voit. Pour un gaillard qui se rêvait
comédien, en tout cas star, je crois que c'est raté pour l'instant.