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  • : Affaire Iacono - Le livre
  • Affaire Iacono - Le livre
  • : Christian Iacono, ex-maire de Vence, a été condamné, en avril 2009, à 9 ans de réclusion pour le viol de son petit-fils. Il a fait appel de cette décision de la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Journaliste à Nice-Matin, Gérard Porcheron raconte son enquête menée en 2003-2004. Il rend compte du procès et de l'appel dans ses livres: Affaire Iacono - Non Papy, je n'ai pas menti. et La douleur ça ne se rêve pas.
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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 11:20

Un peu d'histoire.

Juin 2000 : Gabriel parle.
12 Juillet 2000 : Christian Iacono est mis en examen et incarcéré.
13 octobre 2000 : Christian Iacono est libéré et placé sous contrôle judiciaire après trois mois de détention.

14 Octobre 2008 : Christian Iacono est devant ses juges. C'est le premier procès d'assises. Maître Eric Dupont-Moretti, l'un de ses avocats, cherche et obtient l'incident. Le procès est renvoyé.

6 avril 2009 : Christian Iacono revient devant une cour d'assises.
11 avril 2009 : Christian Iacono, reconnu coupable, est condamné à neuf ans de réclusion criminelle. Il est incarcéré.

13 octobre 2009 : Le troisième demande de mise en liberté est la bonne. Christian Iacono est libéré sous caution après six mois de détention.

14 février 2010 : Début du procès en appel à Aix-en-Provence.
22 février 2010 : A la veille du verdict, Gabriel est approché par sa tante.
23 février 2010 : Reconnu coupable, Chrisitian Iacono est, comme en première instance, condamné à neuf ans de réclusion criminelle.
10 mai 2010 : Gabriel revient sur ses accusations. Il a été violé mais pas par son grand-père. Par quelqu'un d'autre dont il ne veut même pas chercher à connaître l'identité. Quelques jours plus tard, il affirme que personne n'a porté atteinte à son intégrité physique.
23 juin 2010 : Christian Iacono est libéré sous contrôle judiciaire après quatre mois de détention.

9 Janvier 2012 : La cour de cassation ayant refusé d'annuler le jugement de la cour d'appel d'Aix, Christian Iacono, qui demeure condamné, retourne en prison.
27 mars 2012 : La cour d'appel d'Aix accorde la liberté conditionnelle à Christian Iacono. Il sera élargi le 5 avril après un peu moins de trois mois de détention.

Bien conseillé, l'accusé a su faire traîner la procédure d'expertises en contre expertises. Il a fait renvoyer un procès. Résultat, quatorze ans après la commission des faits initialement invoqués, le condamné se retrouve libre, pour cause de grand âge. Il a purgé 16 mois sur les 108 infligés

Malin, non? Mais tout le monde ne peut pas obtenir de tels résultats. Il faut un statut. De l'argent. Beaucoup d'argent.

Deux précisions : même libre, Christian Iacono demeure sous le coup d'une condamnation. Il n'a notamment pas le droit d'approcher son petit-fils, autrefois accusateur. Pas celui, non plus de parler aux médias. D'autres le feront à sa place. Enfin, pour être définitivement blanchi, il faudrait la révision du procès. Pas dit qu'elle soit ordonnée. Tout dépendra de ce que penseront les membres de la commission d'enquête actuellement au travail. Et surtout, si procès il devait y avoir, il faudrait un acquittement de l'accusé.

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Philippe Siogli 27/03/2012 17:38

L'interdiction de rencontre avec Gabriel paraît difficilement applicable : dans un pays où des individus soi-disant surveillés arrivent à commettre des meurtres, on sourit doucement au vu de cette
injonction. A moins de flanquer le condamné d'un surveillant qu'il aurait tôt fait de baptiser garde du corps. Et encore, les faibles émoluments d'un surveillant le rendant peut-être
corruptible.
Effectivement, le temps a joué en faveur du condamné : il le savait parfaitement.
Quoi qu'il en soit, la suite est intéressante en ce qu'elle va enseigner sur ce cas inédit ; parce que s'il n'y a pas révision, le condamné le demeure, avec la faculté fort prisée de se faire la
zonzon chez lui. Fort bien. Mais en bonne logique, il devrait avoir des restrictions conséquentes à ses fantaisies, un peu comme une personne en arrêt-maladie.Sinon, c'est une véritable
pantalonnade.
Je serais curieux de connaître le nombre de détenus du même âge qui ne bénéficieront jamais de mesures aussi clémentes ; l'argent fait décidément des miracles, et c'est nauséabond.