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  • : Affaire Iacono - Le livre
  • Affaire Iacono - Le livre
  • : Christian Iacono, ex-maire de Vence, a été condamné, en avril 2009, à 9 ans de réclusion pour le viol de son petit-fils. Il a fait appel de cette décision de la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Journaliste à Nice-Matin, Gérard Porcheron raconte son enquête menée en 2003-2004. Il rend compte du procès et de l'appel dans ses livres: Affaire Iacono - Non Papy, je n'ai pas menti. et La douleur ça ne se rêve pas.
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 11:43

Voici un nouvel extrait du livre "Affaire Iacono, non Papy, je n'ai pas menti", écrit par Gérard Porcheron et publié par France Europe Editions.
Il s'agit du début de la déposition, à la barre, de Philippe Iacono, fils de l'accusé et père de Gabriel, l'enfant reconnu victime.

A la barre, Philippe Iacono, quarante-sept ans, médecin salarié. Il est à peu près dix heures et il est prêt à tenir des heures.
"Neuf ans d'attente. Pour pouvoir enfin parler! On m'a accusé d'un peu toutes sortes de choses. Père maltraitant! Fils indigne, pétri de haine! Je n'ai pas eu, jusqu'ici, beaucoup l'occasion de m'exprimer. J'occupe une position symbolique à égale distance entre mon fils et mon père. Une position de grand écart émotinnel. Ma vie intérieure est déchiquetée. J'éprouve une grande douleur. Pas à la même hauteur que celle de l'enfant maltraité, mais grande, oui! Je ne veux pas faire dans le passionnel. Mais je pense avoir le droit de parler de moi. J'ai été forcé de choisir un camp entre mon fils et mon père. Et ça n'est pas une chance de devoir faire ce genre de choix. Quels que soient le conflit et même la haine! C'était la fête des pères. Nous revenions de Djerba avec ma nouvelle épouse. A la descente de l'avion, j'ai découvert un message. Je devais rappeler Gabriel. J'ai pensé qu'il voulait me dire "bonne fête" de vive voix. Quand j'ai téléphoné à Elisabeth, elle m'a immédiatement passé notre fils. Je n'ai pas eu besoin de dire quoi que ce soit. Il a déballé un ensemble de choses. "Papy m'a soufflé dans les fesses. Il a pris mon zizi comme une sucette."
J'avais de plus en plus de mal à supporter ce qu'il me disait! J'étais frappé par le contraste entre les mots d'enfants et la réalité de la situation qu'il décrivait. J'étais refroidi. Le sommet, ça a été quand il a dit : " Et puis, il m'a rentré son zizi complètement dans les fesses et j'ai vu une goutte de sang qui coulait le long de ma jambe. Et j'ai eu peur qu'elle tache mon chausson."
 

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